lunes, 7 de abril de 2014


Comment serait ton système pénitentiaire idéal?


C'est facile. Il serait un système où les droits des prisonniers soient respectés. En Espagne ça n'existe pas. A cet égard, il faudrait cesser la politique de séparation de prisonniers que les condamnés d'ETA sont en train de souffrir de nos jours. Les tortures, bien sûr, seraient condamnées, pas comme dans le Guantánamo que nous avons eu en Espagne pendant beaucoup d'années, Intxaurrondo, où beaucoup de prisonniers ont dénoncé s'avoir fait torturer et avoir été témoins d'assassinats perpétrés afin de punir à la fois l'indépendantisme démocratique du Pays Basque et le mouvement terroriste d'ETA.

Les condamnés auraient les mêmes droits que le reste de personnes, sauf le droit à la liberté, qui leur serait limité pendant la durée de la peine, exception faite des cas de liberté conditionnelle et de concession de permis pour sortir temporellement de la prison. À ce sujet, il faudrait donc défendre le droit au travail et aux visites desquels les condamnés ont le droit de se bénéficier afin de ne pas détruire la vie sociale, économique et sentimentale des personnes qui sont en prison. Comme ça, on mettrait fin à la politique de légitimation de la violence vers les condamnés et leurs familles que nous souffrons dans notre pays dans le but d'établir un système pénitentiaire personnalisé, utile et humain qui prône la réhabilitation des personnes et pas la vengeance sociale par l’extraction des individus considérés « non utiles » dans la société.

Bien sûr, le système pénitentiaire ne serait pas utilisé afin d'obtenir  un revenu électoral. En Espagne nous avons éprouvé dans notre peau les dégâts de l'utilisation des prisons, par exemple avec la condamnation d'un garçon à 18 ans de prison pour l'appartenance présumée à une bande armée alors qu'il n'avait que brûlé un bus. Bref, afin d'alimenter la crédence qu'on a encore un conflit armée dans ce pays et que c'est voter le parti qui est au pouvoir où amener l'Espagne à la perdition.

Je ne sais pas si je serais pour la grâce présidentielle. Je suis pour l'idée que le président, qui dans certains pays est aussi le chef d’état nommé par tous les citoyens aie le pouvoir de mettre en question une sentence judiciaire considérée injuste par la société. N'ayons pas la crainte d'avoir du pouvoir politique si nous créons un système vraiment juste.

Respecter les droits des personnes, qu'elles aient commis un délit ou non, est primordial. L'état ne peut pas se pervertir en combattant la délinquance, car ça ne fait qu'aggraver les conditions de vie des personnes qui sont en prison et ça ne fait que revenir à plus de violence, plus d’insécurité et donc plus de délinquance et de personnes en prison.




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